La société civile de l’Est, une structure qui évolue dans la partie qui échappe au contrôle du Gouvernement congolais, a salué la venue du Front pour la refondation de la Nation (FRN), plateforme politico-militaire dirigée par le Président honoraire Joseph Kabila.
Lors d’un point de presse animé ce mardi 20 octobre à Goma, au Nord-Kivu, cette structure a qualifié le FRN de « réponse salvatrice aux souffrances » des populations de l’Est de la République démocratique du Congo, qui se retrouvent abandonnées.
En effet, la société civile de l’Est décrit une situation intenable, marquée par la persistance de la crise politique et sécuritaire, qu’elle attribue en grande partie aux conséquences des décisions prises par le président Félix Tshisekedi.
« En criminalisant toute voix critique, en criminalisant l’opposition, la société civile et les journalistes, il a créé un climat de terreur où les acteurs ont été poussés à bout », a-t-il indiqué.
Cette structure dénonce les scandales qui se succèdent, évoquant notamment les perquisitions récentes en Belgique, et les affaires de 17 millions de dollars entre les proches du Président américain Donald Trump, les accusations de blanchiment d’argent, les détournements de deniers publics, les décaissements de fonds publics pour des projets de corruption et de séduction de grandes puissances, sans oublier le détournement scandaleux des fonds alloués à la riposte contre la maladie à virus Ebola.
La société civile de l’Est regrette néanmoins que la partie orientale soit transformée en champ de bataille tant pour des armes étrangères et mercenaires que pour des civils armés, créant un climat de discorde dans la région.
Elle rapporte qu’après consultations, le choix fait par l’ancien chef de l’État est la résultante des persécutions politiques qu’il aurait subies au lendemain de son départ du pouvoir. La société civile de l’Est parle notamment de poursuites judiciaires, condamnation à mort en septembre 2025 par la justice militaire, des restrictions visant son camp politique et autres mesures « injustes ».
Tout en reconnaissant que la présence de Joseph Kabila porra avoir des conséquences, la société civile de l’Est réitère son appel au dialogue entre les parties impliquées dans le processus de Doha pour parvenir à une résolution pacifique de la crise en cours.
La Rédaction