Dans un monde où la vie numérique est devenue une extension de la vie quotidienne, les Violences basées sur le genre (VBG) numériques représentent une menace silencieuse mais bien réelle pour les femmes et les filles.
Face à ce constat qui englobe le harcèlement, le chantage, les arnaques ciblées et l’atteinte à la vie privée, AGAPAO Vision RDC, avec l’appui de la coopération Suisse, a sensibilisé ce samedi 29 novembre, les jeunes du territoire de Nyiragongo sur l’éducation numérique et les a outillés pour naviguer en toute sécurité dans l’espace digital. Les jeunes filles et garçons des de Kiziba, Turunga et Ngangi 3 ont été ciblés pour cette sensibilisation.

Mufungizi Don Prémices a ouvert la séance par un exposé approfondi sur la nature des VBG numériques, les risques qu’elles comportent et les comportements à adopter en cas de victimisation.
« Dans un contexte comme celui de la RDC où les jeunes, surtout les filles sont très exposés aux réseaux sociaux, il est essentiel de comprendre les risques pour mieux se protéger », a-t-il affirmé.
Après son exposé, un moment de détente culturelle a permis de relâcher l’atmosphère, grâce aux performances des artistes du groupe Ngoma za Kwetu.

La session a ensuite repris avec l’intervention de Merveilles Aganze, superviseur dans la zone de santé de Nyiragongo, qui a abordé la thématique de la santé sexuelle et reproductive. Il est revenu sur les conséquences dévastatrices des VBG numériques. Il a mis l’accent sur la première et la plus grave d’entre elles : l’impact sur la santé psychologique.
« La première conséquence, ça touche la santé psychologique dont la dépression, traumatismes, risque accru de suicide », a-t-il expliqué, rappelant la gravité de ces abus souvent invisibles.

L’impact de la sensibilisation a été perceptible chez les participants. Esther Gifty, l’une d’entre eux, a partagé le point qui a retenu toute son attention.
« On nous a sensibilisés sur les VBG numériques et comment se comporter une fois victime. De ma part, c’était vraiment enrichissant, car là, j’ai appris que si un garçon me propose de lui partager mes nudes, je dois tout faire pour refuser, car cela peut me créer un problème après », a-t-elle expliqué.
Au terme des échanges, les participants ont pris l’engagement de devenir des ambassadeurs de la sécurité numérique, des défenseurs du respect et des bâtisseurs d’un futur où aucune femme n’aura peur d’être elle-même en ligne ou hors ligne.
Amour Imani Christian