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Goma : le CIDHC présente son rapport sur les violations des droits humans entre janvier 2020 et juin 2026

Le Consortium international pour les droits humains au Congo (CIDH) a présenté ce jeudi 1er octobre à Goma, au Nord-Kivu, son rapport relatif aux violations des droits humains et du Droit international humanitaire (DIH) en RDC, couvrant la période de janvier 2020 à juin 2026.

Ce rapport concerne notamment les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, secouées par des decennies de conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, mais aussi le Maniema, le Kwango et la ville-province de Kinshasa.

Pour constituer ce rapport, le CIDHC s’est appuyé sur 986 incidents enregistrés, 287 entretiens semi-directifs, des temoignages, des documents officiels et institutionnels, des photos et vidéos, des documents médicaux, des certificats de décès, des listes de victimes et des informations provenant de différentes sources.

Le CIDH attribue cette situation notamment au conflit complexe qui perdure dans l’Est de la RDC, impliquant plusieurs acteurs. Depuis la résurgence du M23 en fin novembre 2021, l’organisation note une transformation conséquente du paysage militaire, mettant en avant l’intervention de plusieurs forces étatiques, groupes armés locaux et étrangers, et forces régionales, rendanf difficile l’identification de la chaîne de commandement.

Parmi les violations documentées : les exécutions et atteintes au droit à la vie, des disparitions et enlèvements, des détentions arbitaires, la torture et les mauvais traitements, les violences sexuelles liées au conflit, les déplacements forcés, les pillages et destructions de biens, les attaques contre les infrastructures civiles, le recrutement et utilisation des enfants, les restrictions de circulation, les extortions et barrières illégales, ainsi que les restrictions de l’espace civique et démocratique.

Le Consortium charge les parties engagées au conflit, citant les forces gouvernementales, les rebelles de l’AFC/M23 et d’autres acteurs impliqués dans ce cycle infernal de violences, qui dure depuis plus de trois decennies et continue d’endeuiller les victimes.

Face au faible taux du traitement judiciaire (2%), le CIDHC rappelle que les victimes ne veulent que la justice soit rendue. L’organisation appelle à établir les responsabilités des uns et des autres afin que les coupables répondent de leurs actes devant la justice dans le souci de prevenir la répétion des violences.

La Rédaction

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