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Ituri : la communauté Yira rejette tout lien avec les groupes armés

La communauté Yira, communément appelée Nande, vivant en province de l’Ituri, a rejeté avec force toute implication dans les groupes armés actifs dans la région. Cette mise au point a été formulée par son nouveau président, Mufalme Ezekiel, lors de sa cérémonie d’investiture ce dimanche 30 novembre.

Face aux critiques et accusations persistantes liant les Yira à certains mouvements armés, le nouveau leader communautaire a saisi l’occasion pour clarifier publiquement la position de sa communauté. Selon lui, la présence des Yira en Ituri est motivée exclusivement par la quête de survie et la recherche de moyens de subsistance.

« Les objectifs de la communauté Nande en Ituri, c’est la survie. Ici, ils cherchent simplement comment vivre. La communauté Yira n’a aucun groupe armé et n’entretient aucune relation avec un quelconque mouvement armé. Notre seul objectif, c’est vivre, pas faire la guerre », a-t-il insisté devant la presse.

Une communauté tournée vers le travail et le développement

Pour appuyer son propos, Mufalme Ezekiel a rappelé les secteurs d’activités dans lesquels les Yira sont principalement engagés : commerce, business, transport par taxi, enseignement, agriculture et élevage. Il a souligné que ces activités démontrent clairement leur ancrage dans la vie civile, loin de toute dynamique militaire.

« Nous sommes ici pour travailler : commerce, business, taxi, enseignement, agriculture, élevage… mais pas l’armée », a-t-il martelé.

“Ne pas accuser tout un peuple pour les actes isolés de quelques individus”

Le président a également dénoncé les accusations attribuant à la communauté Yira, une proximité avec des groupes armés tels que les Mai-Mai ou les ADF. Il reconnaît toutefois que des individus isolés qualifiés de « brebis égarées », peuvent être impliqués dans des activités criminelles, mais il rejette catégoriquement toute généralisation.

Il a ainsi appelé les autorités et les enquêteurs à plus de rigueur dans l’identification des suspects : « Avant de dire qu’un Kasereka appartient à tel ou tel groupe armé, il faut vérifier : est-ce un vrai Kasereka ou un nom fictif ? Qu’on ne mette pas sur notre dos des responsabilités qui ne sont pas les nôtres ».

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une forte suspicion entre communautés en Ituri. En réaffirmant le caractère pacifique et laborieux des Yira, Mufalme Ezekiel entend contribuer à l’apaisement et à la cohabitation pacifique dans cette province en proie à des conflits persistants.

Son message se veut un appel à la justice, à la vérité et à la responsabilité collective, afin de protéger les membres de sa communauté qui, dit-il, « cherchent uniquement à vivre et travailler en paix ».

Rédaction

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