Alors que le Nord et le Sud-Kivu s’enfoncent dans une spirale de violence technologique sans précédent, le parti politique Actions alternatives pour la renaissance du Congo (AARC) tape du poing sur la table.
Dans un communiqué signé le 11 mars par sa présidente, Élisée Munembwe, le parti dénonce une dérive militaire « moralement inacceptable », et pointe du doigt la responsabilité de Kinshasa dans des frappes qui transforment les quartiers résidentiels en champs de bataille.
« L’utilisation des drones de guerre, loin des lignes de front réelles et au cœur des habitations civiles, constitue une violation flagrante du droit international humanitaire », peut-on lire dans ce communiqué.
Ce parti, membre du Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien Président Joseph Kabila, dénonce une stratégie qui semble traiter les habitants du Kivu comme des quantités négligeables.
« Les autorités de Kinshasa donnent le sentiment que les populations du Nord et du Sud-Kivu sont traitées comme de simples dommages collatéraux », fustige Elysée Munembwe.
Face à ce qu’elle qualifie de dérive dangereuse, l’AARC ne se contente pas de condamner. Le parti structure ses exigences autour de quatre axes urgents :
1. L’arrêt immédiat des bombardements aveugles dans les zones civiles par les autorités nationales ;
2. Le respect strict des conventions de guerre par toutes les parties au conflit ;
3. L’ouverture d’enquêtes indépendantes par la Communauté internationale pour identifier les responsables de ces frappes ;
4. Le retour au dialogue, l’AARC estimant que seule une solution politique inclusive pourra éteindre l’incendie qui ravage l’Est.
Rédaction