Acceuil Contacts A propos

Faites une recherche sur le média de la communauté...

Ituri : au moins 21 morts en deux semaines à Djugu, le CIDHC dénonce un ciblage ethnique

Alors que toute l’attention est focalisée sur la rébellion de l’AFC-M23, en Ituri, des vies humaines sont fauchées quotidiennement, des familles demembrées, des générations disparaissent dans un silence total, loin des cameras.

Ici, ce ne sont pas des villages qui sont pris cible par les milices locales dont la Coopérative pour le dévéloppement du Congo (CODECO), mais pire encore, des camps de déplacés ne sont pas épargnés par la barbarie dont font montre ces groupes armés, qui échappent même au contrôle des autorités militaires dans une province sous état de siège depuis cinq ans.

Le rapport d’enquête humanitaire du Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC), « Le massacre des déplacés de guerre Hema à Gali« , revient sur des investigations qui ont été menées du 14 au 30 mars dernier. Durant cette période, au moins 21 personnes ont été tuées par ces groupes armés.

« Des femmes ont été tuées, certaines enceintes, éventrées avec une cruauté indescriptible. Des hommes ont été exécutés sans procès, sans défense, sans pitié », s’alarme le rapport d’enquête humanitaire.

Loin de ces chiffres, d’autres réalités à la hauteur du chaos se dessinent : des familles détruites, des communautés traumatisées, des habitations incendiées, des biens pillés et les survivants qui se retrouvent dans la peur, la détresse et dans l’abandon.

« Ces attaques n’étaient pas aveugles. Elles visaient une communauté. Elles visaient les Hema. C’est un ciblage ethnique. C’est une persécution », lit-on dans ce rapport, qui dénonce un « crime contre l’humanité ».

Le Consortium déplore non seulement l’absence d’intervention durant ces attaques, mais aussi et surtout, une certaine implication et complicité des éléments de Forces armées de la République démocratique du Congo. À ceci, le Consortium révèle l’existance de réseaux de trafic d’armes, dans lesquels se trouvent des acteurs civils et militaires.

Le CIDHC met l’État congolais devant ses responsabilités : ouvrir une enquête indépendante, crédible et transparente ; poursuivre les responsables ; mettre fin à toute collusion avec des groupes armés ; et assurer la protection des populations civiles.

Ce Consortium qui réunit la CRDH, l’APDH, la Diaspora plurielle congolaise, le Collectif Gakondo et la Mutualité Isoko, promet aux victimes de ne ni se taire, ni reculer. La structure renseigne poursuivre à documenter, à dénoncer, et à exiger justice jusqu’à ce que justice soit rendue aux victimes et aux survivants.

La Rédaction

PARTAGER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *