Au lendemain de sa venue au pouvoir en 2019, le Président Félix Tshisekedi avait laissé entendre son intention d’instaurer un État de droit en République démocratique du Congo.
Huit ans après, les lignes ne semblent pas bouger et les rêves de Félix Tshisekedi ne resteront peut-être que rêves. Ça, ce ne sont pas les magistrats réservistes qui diront le contraire, après 4 ans d’attente à Kinshasa.
Ces magistrats réservistes venus de 26 provinces de la RDC, étaient pourtant convoqués par le Conseil supérieur de la magistrature dans la capitale Congolaise, en attendant leur nomination par le chef de l’État.
4 ans après, toujours rien, pourtant, ces gens ont tout abandonné. « Nous avons quitté nos 26 provinces, nos emplois, nos familles, nos affaires », regrettent-ils dans une lettre adressée à l’homme d' »État de droit ».
« Nous avons raté mille opportunités, avec une seule garantie : être nommés avec nos collègues, aujourd’hui en fonction ».
Ces oubliés de la République rappelle à Tshisekedi qu’ils sont toujours là. Derrière eux, des parents malades, des enfants qui attendent, des diplômes en larmes.
Ces réservistes appellent Félix Tshisekedi à signer l’ordonnance de leur nomination, afin de mettre fin à la détresse qui caractérise leur quotidien et surtout, pour faire profiter la République des magistrats bien formés et disponibles à rendre justice.
La Rédaction