La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo marquée par la résurgence de la rébellion de l’AFC-M23, a des répercussions sur des pays voisins. De nombreux congolais ont été obligés de se réfugier, fuyant des combats dans leurs entités.
L’un des pays ayant accueilli le plus de déplacés est le Burundi, qui ne cesse de recenser de nouveaux réfugiés. Dans son rapport publié ce samedi centré sur la situation de ces réfugiés, le Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC) parle de plus de 200 000 personnes qui se retrouvent dans des camps, dont 100 000 nouveaux arrivants ces derniers mois.
Ce déversement des populations n’est pas sans conséquence. Le document indique que des camps atteignent jusqu’à 200% de leur capacité initiale, en raison d’une augmentation brutale. Ces réfugiés se retrouvent ainsi entassés dans des espaces inférieurs à 10 m² et privés d’accès suffisant à l’eau potable, sans infrastructures sanitaires adéquates et sans protection contre les maladies.
Les conditions dans ces camps sont mortelles. Le CIDHC présente dans son rapport issu des enquêtes menées du 27 mars au 16 avril 2026, une situation où ces congolais manquent d’accès aux soins. À ceci, s’ajoutent l’insuffisance de médicaments essentiels et la faiblesse des infrastructures médicales, ce qui contribue à une hausse significative de la mortalité.
« Des centaines de décès dont une grande partie aurait pu être évitée, ont été enregistrées en quelques semaines seulement », renchérit le rapport.
Comme si ces fléaux ne suffisaient pas dans des camps, le rapport dénote que ces réfugiés congolais subissent de restrictions de circulation, renforçant de plus en plus leur dépendance à une aide humanitaire, déjà insuffisante. Des réfugiés sont alors contraints à adopter des stratégies de survie, ce qui les expose à l’exploitation et aux abus.
Le CIDHC appelle alors le Gouvernement congolais à assumer ses responsabilités dans la protection de ses citoyens, non seulement en stabilisant les zones d’origine de ces réfugiés, mais aussi en créant des conditions d’un retour volontaire, sûr et digne.
La Rédaction