L’Est de la République démocratique du Congo est reputé pour l’insécurité de plus de trois décennies, qui trouble cette partie de la région de Grands lacs africains, marqué par une complicité tant interne qu’une ingérance externe.
Malgré des processus de paix, le terrain semble être épargné des signatures issues de négociations et pourparlers en cours. Malheureusement, ce n’est plus seulement l’Est, même la capitale Congolaise est touchée par l’insécurité.
Dans son nouveau rapport intitulé : « Qui impose le silence aux organisations des droits humains en République démocratique du Congo » publié ce vendredi 15 mai à Goma, au Nord-Kivu, le Consortium international pour les droits humains au Congo (CIDHC) présente un tableau sombre d’une insécurité qui n’épargne personne.
À en croire ce rapport, le quotidien des populations dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Haut-uele et du Katanga se resume par la peur, les massacres, les pillages, les assassinats, les enlèvements, les incendies de maisons et des commerces, les violences sexuelles, les exécutions sommaires et des déplacements forcés de populations.
La situation semble maintenant extrapolée l’Est, pour s’installer à Kinshasa. Loin de Kulunas connus pour leur brutalité, le rapport dénonce les violences, intimidations et exactions que le Consortium attribue à des groupes se réclamant de la « Force du Progrès » de l’UDPS, parti au pouvoir.
Le CIDHC renseigne que ces groupes contribuent à instaurer un climat de peur, de tensions politiques et d’atteintes graves aux libertés fondamentales, alors que Kinshasa vit déjà sous une insécurité urbaine qui prend des allures inquiétantes.
À ces pratiques, le CIDHC se dresse contre les arrestations arbitraires, les procès iniques, les jugements et condamnations sous influence politique qui visent notamment les opposants, les journalistes, des militants de droits humains et des citoyens dont l’opinion ne rencontre pas les attentes du pouvoir.
Face à ce malaise, le CIDHC exige auprès de l’ensemble de la Communauté internationale, l’ouverture d’enquêtes internationales indépendantes, la protection des civils, l’argent de bombardements de zones habitées et surtout, le démantèlement des groupes armés nationaux et étrangers.
La Rédaction