Suspendu en octobre 2023 à la suite de lourdes accusations, le Dr Janvier Kubuya Bonane, chef de division provinciale de la santé du Nord-Kivu, avait pourtant été réhabilité dès janvier 2024, après la clôture d’une procédure disciplinaire classée sans suite faute de preuves. Mais contrairement à sa suspension, sa reprise de fonctions n’a pas bénéficié de la même couverture médiatique.
Selon un procès-verbal consulté récemment, le 24 janvier 2024, le Secrétaire général du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention, le Dr Yuma Ramazani Sylvain, avait décidé de classer sans suite l’action disciplinaire ouverte deux mois plus tôt. Cette conclusion reposait sur l’absence de preuves relevée à l’issue de l’enquête menée par les instances compétentes.

« Après les conclusions de l’enquête, il a été établi que les accusations portées contre moi n’étaient pas fondées. J’ai repris officiellement mes fonctions deux mois plus tard », a confirmé le Dr Kubuya, qui dit avoir accusé réception de la notification officielle accompagnée du procès-verbal de clôture.
La lettre de notification, référencée N°MS.1252/10/CO/HKS/CMM/ATA/014/YRS/2014 du 24 janvier 2024, précisait son rétablissement « à compter de sa réception » et exprimait même, dans sa conclusion, des « sentiments patriotiques » à son égard.

Si la suspension du Dr Kubuya avait été abondamment relayée à l’époque, sa réhabilitation est restée plus discrète. Ce contraste met en lumière la manière dont certaines accusations, même classées sans suite, continuent d’avoir un impact durable sur la réputation et la carrière des cadres de l’administration publique.
La Rédaction