La nuit du jeudi 2 à ce vendredi 3 octobre a été marquée par un drame à Mambasa-centre (Ituri), où deux assassinats ont été enregistrés dans des circonstances différentes, mais impliquant tous deux des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Au quartier Dar Salam, un jeune homme identifié sous le nom de Gabriel Tuishi Le Parde a été criblé de neuf balles réelles à la poitrine aux environs de 23h locales. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’auteur présumé serait un adjudant des FARDC, du nom d’Éric, actuellement en fuite après les faits.
Quelques heures plus tard, au quartier Madidi, un autre drame a éclaté. Un militaire de la 31e brigade aurait ouvert le feu sur sa propre épouse enceinte, la tuant sur-le-champ. Les balles ont également atteint leur enfant âgé d’environ trois ans. L’enfant, grièvement blessé, a été admis en urgence à l’Hôpital général de Mambasa, où il reçoit des soins intensifs.
Ces meurtres commis par des militaires en pleine agglomération, alimentent la méfiance croissante de la population vis-à-vis de certains éléments de l’armée, accusés de graves dérives. Pour plusieurs habitants, ces comportements traduisent un besoin urgent de recyclage et de discipline au sein des troupes déployées à Mambasa.
La Convention pour le respect des droits humains (CRDH/Mambasa) a fermement condamné cette double tuerie. Son président, Me John Vuleveryo Musombolwa appelle les autorités judiciaires et militaires à ouvrir des enquêtes sérieuses, et à sanctionner sévèrement les auteurs de ces crimes afin de restaurer la confiance entre la population et l’armée.
« Nous exigeons que ces assassinats soient traités avec le plus grand sérieux. Les auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice », a déclaré Me Musombolwa.
Rédaction