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Bunia : des tenanciers de bars et bistrots s’inquiètent de la baisse sensible de leurs revenus

Les tenanciers de bars et bistrots de la ville de Bunia tirent la sonnette d’alarme face à la baisse sensible de leurs revenus quotidiens. En cause, la diminution drastique du nombre de clients pendant les heures vespérales, conséquence directe, selon eux, de l’insécurité persistante dans la ville.

Rencontrés ce samedi 09 août par notre rédaction, plusieurs commerçants disent ne plus voir leurs établissements s’animer comme autrefois.

« Avant, même à 22 heures, nos tables étaient encore pleines. Aujourd’hui, à partir de 19 heures, il n’y a presque plus personne », déplore le gérant d’un bistrot, situé au centre-ville.

D’autres affirment que la situation impacte non seulement leurs revenus, mais aussi leurs employés, qui risquent de perdre leur emploi, si la tendance se poursuit.

« Nous avons déjà réduit le personnel car il n’y a plus de clients. Certains serveurs et barmen sont retournés chez eux, faute de travail », confie un tenancier du quartier Lumumba.

La peur des violences nocturnes a complètement changé les habitudes des consommateurs.

« Avant, les clients arrivaient après le travail et restaient jusqu’à tard. Aujourd’hui, ils préfèrent acheter des boissons à emporter et rentrer directement chez eux », explique Anita, propriétaire de bar à Epo ville.

Les commerçants redoutent aussi des effets en cascade sur d’autres secteurs économiques.

« Quand les bars tournent au ralenti, les fournisseurs de boissons, les transporteurs et même les artistes qui animaient nos soirées, perdent aussi leur gagne-pain », souligne un exploitant de bistrot au quartier Lumumba.

Ils appellent les autorités à agir rapidement.

« Nous demandons aux autorités de renforcer les patrouilles et de garantir la sécurité. Bunia doit redevenir une ville où l’on peut circuler librement, même la nuit. C’est toute l’économie nocturne qui est en danger », martèle un autre propriétaire.

En attendant, les nuits de Bunia restent calmes… mais pas dans le sens festif du terme.

Héritier Ramazani

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