L’Est de la République démocratique du Congo est bien reputée pour une série sans fin de guerre, qui affecte tant les populations locales que les interventions humanitaires dans la région, aggravant ainsi la situation de nombreuses personnes dont des femmes et des enfants.
Le pire est que même les humanitaires ne sont pas épargnés par les conséquences des conflits armés. Mercredi, la ligne a été franchie : Karine Buisset, agent humanitaire au sein du Fonds de Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a péri dans une attaque aux drones en plein quartier résidentiel de la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, contrôlée par les rebelles de l’AFC-M23.
Dans un nouveau rapport publié ce samedi à Goma, intitulé : « Bombardements offensifs et leurs conséquences mortelles sur les populations civiles au Nord-Kivu et au Sud-Kivu », le Consortium international pour les droits humains au Congo (CIDHC) parle d’un des événements les plus tragiques documentés.
Tenant compte de cette mort brutale, le CIDHC alerte sur la réalité des travailleurs humanitaires, confrontés à un risque permanent de pertes de leurs vies, alors qu’ils cherchent à sauver celles des autres.
« Ces femmes et ces hommes viennent sauver des vies, protéger les enfants et soutenir les populations vulnrrables. Pourtant, ils deviennent eux-mêmes victimes de la violence qu’ils tentent de combattre », s’inquiète le rapport.
Entre juillet 2025 et mars 2026, le bilan est alarmant…
Dans le même rapport, le CIDHC dresse un bilan sombre des civils qui ont perdu la vie et qui ont été blessés durant des bombardements et d’attaques militaires, visant des zones habitées dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Durant cette période, le rapport renseigne avoir documenté 1 564 civils tués et 988, qui ont été blessés dans des attaques incluant des bombardements par drones, des frappes d’artillerie lourde, des offensives terrestres visant les localités civiles et d’autres attaques contre des camps de déplacés.
Le Consortium demande non seulement à l’ONU d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur les attaques documentées, mais aussi et surtout, à la Cour pénale internationale (CPI) d’examiner les éléments de ce rapport pour établir les responsabilités pénales individuelles.
La Rédaction