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Est de la RDC : présence des FDLR à Uvira, le CIDHC craint une escalade régionale

Dans son nouveau rapport publié ce vendredi 06 mars à Goma, au Nord-Kivu, intitulé : « Présence des FDLR à Uvira et dynamiques politico-militaires émergentes dans la région de Grands lacs », le Consortium international pour les droits de l’homme au Congo (CIDHC) a exprimé ses craintes de voir la sous-région plongée dans une spirale de violences.

Pour ce consortium, un cap a été franchi le 03 mars dernier, date à laquelle les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) avait publié une déclaration officielle signée depuis la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, contrôlée par le Gouvernement congolais.

« Le fait qu’un groupe armé sanctionné internationalement puisse publier une déclaration politique depuis une zone sous administration d’un État souverain constitue un événement extrêmement grave », s’est indigné Me Jean-Paul Ngahangondi, coordonnateur de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), qui fait partie dudit Consortium.

Cette déclaration n’est que la partie visible de l’Iceberg. Selon le rapport, un ensemble d’informations penchent une possible restructuration autour des FDLR. Dans ce sens, le Consortium renseigne que des factions des FDLR seraient en cours de réunification ; une direction politique élargie en discussion ; et une plateforme transnationale d’opposition au Gouvernement rwandais serait en cours de structuration.

Le CIDHC dans la crainte…

Pour ce Consortium qui regroupe la CRDH ; l’Action pour les droits humains (APDH) ;Diaspora plurielle congolaise (DPC) ; le Collectif Gakondo et Isoko, le risque d’escalade régionale devient de plus en plus réel dans la sous-région de Grands lacs.

La Consortium rappelle d’abord que la sous-région de Grands lacs demeure l’une des régions les plus sensibles du continent. Il soutient que tout appui à un groupe armé transfrontalier pourrait avoir de graves conséquences.

Parmi ces incidences, l’aggravation des tensions entre Kinshasa et Kigali ; la provocation d’une militarisation accrue des frontières ; et la fragilisation des initiatives diplomatiques.

Pour éviter le pire, le CIDHC plaide pour l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante et impartiale ; le respect strict des engagements internationaux visant à demanteler les groupes armés ; et le renforcement des mécanismes de protection des populations civiles dans les zones troublées de la République démocratique du Congo.

La Rédaction

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