Les cadres de base, notables et autorités locales du territoire de Nyiragongo se sont retrouvés ce mercredi 27 août au siège de la chefferie de Bukumu autour du Mwami Butsitsi Kahembe IV Isaac et de l’Administrateur Ephrem Kabasha, pour discuter de la situation sécuritaire difficile ces derniers jours dans cette partie du Nord-Kivu.

L’administrateur du territoire, Ephrem Kabasha a déploré la situation notamment dans les groupements Kibati et Munigi, dont des villages comme Kiziba 1 et 2, Mudja, Bwiza et Rusayo ont été la cible d’insécurité ayant entraîné mort d’hommes et pillages de biens des populations civiles.
« Nous vous avons appelés pour discuter la situation sécuritaire pour que vous nous donniez des stratégies à mettre en place pour que la paix revienne dans notre territoire de Nyiragongo », a lâché Ephrem Kabasha. Il a passé en revue le rôle de chaque autorité pour instaurer la paix et la sécurité dans les entités.

« Le chef de 10 maisons est perçu comme les yeux et les oreilles du pays parce qu’il est très proche des habitants, qui sont dans sa zone », explique l’AT, avant de décrier des dérapages dans l’exercice de leur tâche. Ephrem Kabasha a notamment dénoncé l’ivresse pendant les heures de travail, ce qui constitue un frais majeur. Pour lui, le chef de 10 maisons est la « fondation » de l’État.
Cette rencontre a permis aux différentes autorités locales : de chefs de dix maisons, en passant par les chefs de villages jusqu’aux chefs de groupements et notables, de proposer différentes stratégies à mettre en oeuvre pour contourner cette problématique.

L’administrateur du territoire a menacé de remplacer tous les chefs qui n’habitent dans leurs entités. Pour lui, cette situation les retracte des réalités des habitants.
Ephrem Kabasha a appelé ces autorités, notables et d’autres cadres, chacun à ce qui le concerne, à plus de responsabilités pour ramener la paix dans des coins où l’insécurité continue de se laisser entrevoir.
Guerschom Mohammed