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Kinshasa, capitale du crime !

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, se transforme du jour au lendemain en une ville où la vie est mise en danger en chaque instant, avec une criminalité qui prend des allures inquiétantes.

Dans son nouveau rapport publié ce mardi 28 avril, le Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC) présente une ville où se mêlent insécurité généralisée, violations des droits humains, fragmentation sociale et affaiblissement des garanties de l’État de droit, pourtant promis par le Président Félix Tshisekedi.

Entre 2025 et 2026, le CIDHC note un hold-up digne d’un spectacle à la Rawbank ; le braquage armé au shop La Grâce à Limete, visant un espace lié au boxeur Martin Bakole ; des tirs de balles sur l’avenue Lisala à Kasa-vubu, accompagnés du vol d’une moto ; une attaque armée contre des cambistes à l’UNIKIN ; et le braquage d’un véhicule de transport de fonds à N’sele, fait qui s’est déroulé en janvier 2026.

Face à ces dérapages, la réaction peine à répondre aux défis : les rares interventions sont tardives face aux attaques souvent rapides ; les patrouilles préventives peinent à être efficaces mais déjà, elles sont insuffisantes. À ceci, il s’observe un manque de coordination entre les services ; la faiblesse criante des équipements technologiques et par dessus tout, un taux élevé de récidive des criminels.

Cette situation s’enracine dans la pauvreté massive et chômage devenu endémique ; la circulation en cascade et incontrôlée d’armes à feu ; la faiblesse du système judiciaire ; la désorganisation urbaine jugée « chronique » et surtout, la défaillances de l’État.

Le Consortium appelle alors à une réforme profonde du système sécuritaire et judiciaire ; le contrôle strict des armes et l’ouverture d’une enquête indépendante sur notamment les événements survenus début septembre 2024 à la prison de Makala.

Le CIDHC prévient que si rien n’est fait à ce stade, Kinshasa fonce droit vers une crise structurelle profonde, avec des risques éloquents de compromettre durablement la stabilité sociale, la cohésion nationale et l’avènement de l’État de droit.

La Rédaction

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