À son arrivée à Goma, au Nord-Kivu ce vendredi 24 avril, le chef de MONUSCO table sur les conditions pour qu’un suivi crédible, sûr et efficace soit mené du cessez-le-feu par le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+).
Parmi ces conditions, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies parle de la cessation de l’usage de drones offensifs, la fin du brouillage et d’usurpation des signaux GPS, la pleine liberté du mouvement du personnel et des moyens de la Monusco et l’utilisation sûre des aéroports et de l’espace aérien.
À l’en croire, une fois ces conditions réunies, les members du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus pourront mener leur travail, en vue de mettre fin aux souffrances des populations civiles, affectées par le conflit.
Durant son séjour à Goma, James Swan devra échanger avec les équipes de la Monusco en vue d’écouter leur analyse de la situation, avant de rencontrer les autorités de « facto », dans le cadre d’examiner les conditions dans lesquelles la mission onusienne pourra poursuivre son mandat.
Dans la même logique, le chef de la MONUSCO échangera avec l’équipe de l’EJVM+, dans le cadre des démarches visant la mise en oeuvre du cessez-le-feu. « La MONUSCO est mandatée pour soutenir le cessez-le-feu à travers sa participation et son appui à l’EJVM+ », rappelle-t-il.
James Swan dit compter sur la coopération de tous les belligérants pour faire avancer non seulement la mise en oeuvre du cessez-le-feu, mais aussi et surtout, pour aboutir rapidement à un accord.
Le chef de la MONUSCO a débuté depuis mardi, une visite dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il est passé par Beni, capitale provinciale provisoire du Nord-Kivu et Bunia, en Ituri, où James Swan a échangé avec différentes couches politiques et sociales.
Guerschom Mohamed