La République démocratique du Congo commémore depuis deux ans maintenant, le Génocide congolais à des fins économiques (Génocost). En cette occasion, Jean-Paul Waitswalo, notable du Nord-Kivu s’incline devant la mémoire des millions de personnes, tombées durant les trois décennies de guerre.
« Nous nous inclinons pieusement devant la mémoire de millions de nos frères et soeurs, victimes de violences, des massacres à répétition, des déplacements forcés et de l’indifférence du monde », regrette le notable du Nord-Kivu.
Pour lui, le Génocost n’est pas qu’un simple mot en RDC : il incarne à la fois génocide et coût historique, humain et économique, qui est une réalité vécue par les populations de l’Est.
« Mon coeur saigne pour ces vies fauchées, ces femmes violées, ces enfants arrachés à l’école pour devenir des soldats, ces familles condamnées à fuir encore et encore », s’attriste Jean-Paul Waitswalo. « Nous ne devons plus normaliser l’horreur ».
Le notable du Nord-Kivu invite les autorités congolaises à sortir de l’oubli, tous les territoires martyrisés, à établir la vérité historique, à traduire en justice les auteurs de ces crimes et surtout, à prendre en charge la réparation des victimes, un des piliers de la justice transitionnelle.
À la communauté internationale, Jean-Paul Waitswalo prévient qu’il ne sera plus question de tolérer le silence complice : « Il est temps de reconnaître ce qui se passe à l’Est du Congo comme génocide à répétition », rappelant que les discours ne suffisent plus.
La jeune congolaise ne doit pas héritier de la peur et de la résignation. Le notable du Nord-Kivu conscientise les jeunes pour que cette célébration puisse servir de source de force pour unir les voix afin réclamer la justice, la paix et la dignité.
« Génocost n’est pas un concept abstrait, c’est notre histoire, notre souffrance et notre combat », conclut Jean-Paul Waitswalo.
La Rédaction