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Nord-Kivu : pour le CIDHC, Walikale devient du jour au lendemain une zone de « non-droit »

Le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, devient du jour au lendemain une zone de « non-droit », où des bandes armées brillent dans le désordre et l’impunité, loin des regards de la Communauté nationale et internationale.

Dans son nouveau rapport intitulé « Walikale livrée aux bandes armées et à l’impunité », le Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC) parle d’une région où s’est installé un système organisé de violence et d’extorsion, couplée à une impunité qui met en mal l’État de droit.

Maître Jean-Paul Ngahangondi lors de la présentation du rapport d’enquête humanitaire à Goma

Selon ses enquêtes, des civils ont été tués dans le silence, des citoyens battus et humiliés, et surtout, des hommes et femmes ont été arrêtés sans mandat, et détenus sans jugement, avant de se voir libérés après un payement.

« Ce que nous décrivons, ce n’est pas une dérive. C’est une mécanique. Une mécanique de domination », précise l’organisation, qui rejette l’idée de passer par un langage diplomatique pour qualifier la situation sur terrain.

À Walowa Uroba, précisément dans les localités de Kiraku et Shempunu, le CIDHC souligne que des populations ont été frappées et enfermées pour n’avoir pas présenté un jeton de travaux communautaires dits Salongo, exigé par ces hommes armés.

Un cap a été franchi à Byungu, où un jeune homme a été brulé vif. Depuis, pas d’enquête, pas d’arrestation, pas de justice. « Ce silence n’est pas neutre. Ce silence est une autorisation », peut-on lire dans ce document.

Le CIDHC dénonce la prise en otage de l’autorité administrative, qui est alors utilisée pour fabriquer des fautes afin de justifier la violence, remplir les poches de ces hommes armés et surtout, de nourrir ce système de prédation.

L’organisation regrette que toutes les voix qui tentent de dénoncer ce système, se retrouvent livrées à la justice, qui se réclame le droit de punir ceux qui luttent contre ce fléau qui gagne de plus en plus de terrain.

La Rédaction

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