Une plainte a été déposée mardi auprès du Procureur du parquet fédéral de Bruxelles en Belgique, à l’encontre de la famille Tshisekedi. L’attention est focalisée sur les ressources minières de l’ancien Katanga, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo.
Jean-Jacques Mamba, ancien député national et l’un des membres de la diaspora derrière cette plainte, indique que l’entourage du Président Congolais est accusé de détournement de fonds, blanchiment, corruption, abus de biens sociaux, fraude fiscale et sociale.
Si les plaintes précédentes ont été réduites au silence, celle-ci part sur la bonne voie : d’un côté, des éléments ont été réunis pour conduire à des inculpations, « C’est un travail de titan qui a été abattu sur quelques années », et de l’autre, la justice congolaise n’a pas été associée, pour ne pas l’étouffer, « et si ces sociétés katangaises se sont complètement tournées vers la Belgique, c’est pour une simple raison que plusieurs rapports locaux qui avaient été déposés devant les instances judiciaires au Katanga et Kinshasa, n’ont pas été suivies », par le fait que « la justice congolaise aujourd’hui répond aux ordres et caprices de la famille présidentielle« , a déploré Jean-Jacques Mamba dans un entretien avec la Radio Kivu 1.
Jusqu’ici, la famille présidentielle est pointé du doigt dans une malversation financière, atteignant facilement les deux milliards de dollars américains. Ces fonds ont été utilisés par le clan Tshisekedi dans l’achat « abusif » des immobiliers sur le sol étranger, notamment au Canada et en Belgique. « Ils ont acheté des blocs entiers d’appartements au Canada. Ils ont dernièrement acheté une villa aux Etats-Unis à 67 millions de dollars. En Belgique, c’est très traçable, un peu partout, ils ont acheté des biens », précise Jean-Jacques Mamba.
Pour arriver à atteindre ces « gabegies » et « frasques », la Gouverneure de Lualaba, Fifi Masuka et celui du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, qui « ferment les yeux » pour laisser la famille présidentielle avoir une mainmise sur les partenariats de la Gécamines, le plus grand patrimoine congolais d’où sort au moins 70% du budget national. « Il faut le faire avec la bénédiction de Fifi Masuka et de Kyabula », explique cet ancien député national.
Jean-Jacques Mamba souligne que cette action en justice rentre dans les prescrits de l’article 64 de la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo, et vise à limiter des écarts dans la gestion du pays, marquée par des crimes et des arrestations arbitraires.
GM